Dossiers

Un post écrit en Juillet 2014 que je remets au goût du jour à la suite d’un article publié hier dans le Jim.fr à propos de la poursuite de la lutte des médecins et des techniciens contre la fermeture programmée du réacteur Osiris.

Il est nécessaire de rappeler que les patients  sont aussi impliqués si ce n’est plus dans cette lutte.  Une pétition à l’attention de Mme la Ministre de la Santé Marisol Touraine a été initiée par Mme Giovanna Marsico (Cancer Contribution) afin lui rappeler l’importance de tout mettre en oeuvre pour éviter une pénurie du Technetium 99m, radioélément indispensable à l’imagerie médicale (diagnostic des cancers et ds pathologies osseuses).

Le technétium 99m est actuellement produit par neuf réacteurs dans le monde. Cinq d’entre eux assurent la production de 90 à 95% de la demande mondiale. Osiris est l’un de ces réacteurs et fournit jusqu’à 12% de la demande totale. L’arrêt du fonctionnement du réacteur entraînerait  un arrêt de la production du technétium 99m qui déséquilibre la demande mondiale faisant courir le risque d’une pénurie à grande échelle.

Des mesures sont proposées mais ne semblent pas répondre aux attentes de tous et tous.

A ce jour plus de 700 signatures sont recensées, le combat doit continuer!

 

Pour aller plus loin:

Osiris: Médecins et techniciens luttent toujours contre sa fermeture programmée

Scintigraphie et pénurie annoncée de technetium

Maintenir Osiris en exploitation : un enjeu de santé publique.

Communiqué Académie de Médecine

Le marché des boissons énergisantes (BE) a connu un essor considérable ces dernières années.  Ces boissons sucrées, contenant de la caféine comme principal ingrédient, sont consommées pour leurs propriétés dites stimulantes, tant sur le plan physique qu’intellectuel. L’Agence nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) a publié en Septembre 2013 une expertise sur les boissons énergisantes.

L’appellation « boissons énergisantes » est une appellation commerciale et ne se réfère à aucune définition réglementaire (ex : Red Bull°, Monster°). Elle désigne tout produit (boisson ou concentré liquide) contenant un mélange d’ingrédients ayant la propriété de rehausser les niveaux d’énergie et de vivacité : caféine, vitamines, guarana, etc…
[via addictovigilance.aphp.fr]

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Une ordonnance établie par un médecin français est valable dans tous les pays de l’Union européenne.

Désormais, afin de sécuriser la délivrance de médicaments et la compréhension de la demande par le pharmacien, des règles régissent la bonne formulation d’une ordonnance transfrontalière.

C’est la directive européenne n° 2012/52 transposée par un décret français du 23 décembre 2013 (n° 2013-1216) relatif à la reconnaissance des prescriptions médicales établies dans un autre Etat membre de l’Union européenne, qui récapitule les éléments à faire inscrire sur une ordonnance transfrontalière.

Identification du patient

Nom, prénom, (en toutes lettres), sexe et date de naissance, poids et taille si nécessaire pour la bonne administration du traitement.

Identification du médecin prescripteur

Nom, prénom, qualité, adresse professionnelle précisant la mention « France », numéro de téléphone précédé de l’indicatif « 33 » et adresse électronique, signature (manuscrite ou numérique) du prescripteur, date de la prescription.

Médicaments

Ils devront être désignés sous leur dénomination commune internationale (DCI), c’est-à-dire le nom de la molécule, afin d’éviter toute erreur. Le médicament sera également défini par : sa forme pharmaceutique, sa quantité, ses dosage et posologie. Si le médecin ne souhaite pas qu’il y ait de substitution avec un générique ou s’il s’agit d’un médicament innovant (nouveau), il peut noter la marque mais devra préciser la mention « non substituable ».

Source: Service-Public.fr

Pour aller plus loin

– Décret n°2013-1016 relatif à la reconnaissance des prescriptions médicales établies dans un autre Etat membre de l’Union européenne

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EVELYNE PIERRON‘s insight:

Emission sur France Culture à écouter ou réécouter:

Comment se fait-il que les médicaments, qui ne constituent pas, a priori, une ressource naturelle non renouvelable et donc susceptible de se tarir mais qui relèvent d’une production industrielle, puissent être soumis à de telles rupture de stocks ?

Comment la médecine gère-t-elle une situation dans laquelle elle prescrit des médicaments que les patients ne peuvent pas prendre ?

Existe-t-il toujours des substituts aux médicaments devenus indisponibles ?

Les patients sont-ils suffisamment informés du phénomène ou bien le découvrent-ils en se rendant chez leur pharmacien ?

Les pénuries sont-elles un phénomène temporaire ou bien risquent-elles de s’aggraver dans les prochaines années ?

 

Invité(s) :
Patrick Guérin, de Celtipharm (organisme de suivi de la consommation de médicaments)
Jean-Yves Nau, journaliste et docteur en médecine, ancien instituteur, Jean-Yves Nau a été en charge de la rubrique médecine du Monde de 1980 à 2009. Il tient le blog Journalisme et santé publique sur le site de l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP).
Patrick Errard, président du Leem
Jean-Luc Delmas, vice-président de l’Académie nationale de Pharmacie

 

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A propos

Communiquer sur le sujet simplement et en dehors de ma casquette professionnelle me tentait depuis longtemps. Ce site Pharmacovigilance Pour Tous est le fruit...